«Isabelle, Fabienne, Jeanne-Marie, Élizabeth et Natacha ne se sont jamais rencontrées. Elles ont pourtant plusieurs points communs et, en premier, celui d'avoir croisé un jour, alors qu'elles n'avaient rien fait de spécial, un couple infernal, démoniaque qui, agissant en symbiose, les a supprimées. D'autres crimes, où un seul frappait, suivront : Céline, Mananya... Quelques rares victimes ont pu échapper à Michel Fourniret. Personne n'a échappé au binôme Olivier-Fourniret, d'une efficacité redoutable dans les crimes sordides qu'il commet avec la plus grande froideur.» «Un procès n'est jamais exemplaire car les criminels ne sont pas sensibles à l'exemple. Il peut par contre être riche d'enseignements et apaiser le besoin de justice de ceux qui souffrent du mal qu'on leur a fait.»
Ce livre, signé par l'association ViES, vous donne les clés du procès et pose la problématique du crime en série en France.
LES AUTEURS :
Jean-Maurice Arnould, Stéphane Bourgoin, Marie-Noëlle Bouzet, Hakima Chaouchi, Gérard Chemla, Fabrice Defferrard, Christophe Grelier, Dorka Havez, Dahina Le Guennan, Gaspard Kirombo, Jean-Pierre et Colette Leroy, Sylvain Leroy, Pauline Manesse, Thierry Moser, Jean-Pierre Saison, Françoise Scharsch, Christian Seys, Joël Vaillant.
Extrait du livre :
ViES, une aventure qui commence
Il serait certainement indécent de mélanger mon drame personnel à celui des victimes du couple Fourniret-Olivier. Je ne peux cependant pas commencer un texte autour de l'association Victimes en série (ViES) sans envoyer un clin d'oeil triste à Vincent Durtette.
Vincent est mort le 21 juillet 2007 dans un accident de la circulation survenu à hauteur de Mâcon le jour de son départ en vacances.
C'était un homme chaleureux, plein de vie, de bienveillance, d'humanité et de gaieté, un avocat exceptionnel, un ami unique, un garçon que j'adorais.
Il a partagé ma vie professionnelle et personnelle pendant treize ans. Avec lui, nous avons franchi les frontières de l'impossible. Nous nous sommes lancé tous les défis et les avons relevés. La lutte aux côtés des familles des disparus de Mourmelon puis l'écriture de notre livre Chanal, la justice impossible font partie de nos aventures extraordinaires.
Le 15 octobre 2003, jour de la mort de Pierre Chanal, Vincent et moi nous retrouvons au petit matin au café du palais, avec une sensation de gueule de bois. Nous nous demandons l'un à l'autre ce que nous allons faire.
Il me dit alors : «Maintenant, nous n'avons plus le choix, il faut écrire un livre.» Moitié sérieux, moitié par plaisanterie, je lui réponds immédiatement : «D'accord, mais il doit être bouclé dans les trois semaines que nous avons réservées pour le procès.» Le jour même, entre quinze conférences de presse et mille autres choses, le plan est fait, les chapitres distribués... et le pari sera tenu.