Un jeune majeur condamné pour une série de vols dans des voitures à Châlons et ses environs

Publié le 29 janvier 2026
L'Union
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Le jeune homme ciblait des véhicules d’artisans garés sur des parkings publics, pour y dérober du matériel d’outillage. Douze vols ont été commis entre le 19 et le 23 janvier 2026 dans des véhicules stationnés à Fagnières, Pringy, Saint-Memmie, Saint-Martin-sur-le-Pré, Châlons et Épernay.

Un voleur invétéré. Un jeune homme tout juste majeur était jugé pour une série de vols dans des véhicules stationnés sur des parkings publics. Des particuliers ainsi que des entreprises ont été lésés, ayant subi des vols d’outils le plus souvent, mais aussi d’ordinateur portable, sac de voyage, radio de chantier…


Repères : 
Un jeune homme de 18 ans était jugé, ce jeudi 29 janvier 2026 dans le cadre d’une comparution immédiate, pour douze vols commis entre le 19 et le 23 janvier dans des véhicules stationnés à Fagnières, Pringy, Saint-Memmie, Saint-Martin-sur-le-Pré, Châlons et Epernay.

La justice lui reprochait également un recel de bien provenant d’un vol, le 19 janvier à Châlons.

Le prévenu avait été placé en détention provisoire le 26 janvier.


À chaque fois, le modus operandi est le même : une Twingo noire se gare à côté des véhicules d’artisans ciblés. Le prévenu, accompagné de complices non identifiés, en descend masqué. Il s’approche des véhicules, dont il force, perce ou casse les portières pour s’emparer du matériel.

« J’ai tout mis à la poubelle »
Rapidement confondu grâce à la vidéosurveillance, le bornage et le récit d’un témoin, le prévenu reconnaît les faits à l’audience. « Pourquoi cibler ces camionnettes d’artisan ? » veut savoir la présidente du tribunal. « Les outils, ça se vend bien », répond le prévenu. « Vous aimeriez qu’on vous vole vos vêtements ? » Réponse : « Non. » « Alors pourquoi volez-vous les affaires des autres ? » « Je sais pas. » D’autant que le prévenu n’a même pas revendu le matériel dérobé : « J’ai tout mis à la poubelle. »

Le jeune homme, qui prétend qu’il était seul lors des vols alors que la vidéosurveillance montre le contraire, était également poursuivi pour un recel : il avait installé sur sa voiture de nouvelles coques de rétroviseur alors que celles-ci provenaient d’un vol. « On me les a données, donc je les ai mises. » Il ne donnera pas plus d’explications à ce sujet.

« Les faits de vols étaient difficilement contestables, pointe le procureur. Ils ont porté atteinte à l’ordre public. Le préjudice est massif. » Quant au recel, « les explications du prévenu ne sont pas convaincantes. »

« Ses trois jours en prison l’ont beaucoup affecté »
Le prévenu avait déjà été condamné, par le tribunal pour enfants, pour tentatives de vol en 2023 et 2024. Son avocate, Maître Chantal Focachon, veut temporiser : « Châlons n’est pas Chicago ! Il y a toujours eu des vols. Mon client a travaillé et essayé de réfléchir sur son comportement, il est inscrit à la Mission locale et a une petite activité de ferrailleur. Il a le soutien de sa famille : son environnement familial est très important pour lui, qui est encore jeune et immature. Je pense que ses trois jours en prison l’ont beaucoup affecté. »

Déclaré coupable par le tribunal, le jeune majeur est condamné à 18 mois de prison assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Il a obligation de travailler, devra exécuter 140 heures de travail d’intérêt général dans un délai de 18 mois. Il devra aussi payer une amende de 200 euros. Il est tenu d’indemniser l’une des sociétés volées à hauteur de 1816,92 euros pour la réparation du véhicule, en plus des 300 euros de préjudice moral.