L’agriculteur d’Ambrières fait appel de sa condamnation pour avoir tiré sur son cambrioleur
Jean-Louis Leroux vient de faire appel de la décision de la cour d’assises de Reims, rendue le 24 septembre dernier. L’agriculteur d’Ambrières avait été condamné à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis pour violences volontaires avec arme, après avoir tiré sur son cambrioleur.
Il disposait de dix jours à compter du lendemain de la décision. Jean-Louis Leroux a utilisé ce délai, et a décidé d’interjeter appel après avoir été condamné à cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, pour violences volontaires avec arme ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, après avoir tiré sur un jeune homme de 19 ans qui tentait de le cambrioler sur son exploitation d’Ambrières, un petit village de la Marne, situé du côté de Vitry-le-François.
C’est ce que nous a fait savoir son avocat, Maître Gérard Chemla, qui a essayé d’obtenir l’acquittement de son client en plaidant la légitime défense, au cours du procès qui s’est tenu du 21 au 24 septembre 2026. La décision rendue par la cour d’assises de Reims lui avait alors forcément laissé un goût amer, sans satisfaire non plus son confrère, avocat de la victime, qui avait demandé une qualification de tentative d’homicide volontaire. « Nous estimons celle-ci injuste et n’ayant pas pris en compte la crainte qui a été légitimement ressentie au moment du coup de feu », explique-t-il. « Au-delà de la décision de culpabilité, ressentie comme injuste, la peine d’emprisonnement prononcée est totalement déconnectée de la réalité des faits et de la personnalité des intervenants. » Concernant les peines requises à l’encontre des voleurs, l’homme de loi ajoute : « Aucun n’a été condamné à de l’emprisonnement ferme, alors que l’un d’entre eux était en récidive légale (c’est-à-dire déjà condamné pénalement pour une précédente infraction, Ndlr). »
Jugés par la même juridiction, le procès étant double, les trois individus, qui se trouvaient dans la ferme au moment des faits, ont écopé de deux et quatre mois de prison, avec sursis, pour deux d’entre eux (dont la victime du coup de feu), et de dix mois de prison, assortis d’un sursis probatoire, et d’un dédommagement du préjudice subi par l’agriculteur pour le troisième auteur de l’infraction commise dans la nuit du 30 janvier au 1er février 2020, qui n’était pas la première subie par l’éleveur, déjà victime de nombreuses intrusions et de nombreux vols auparavant.
« Mieux nous faire comprendre »
Maître Gérard Chemla espère une meilleure compréhension du tribunal : « Nous avons bénéficié d’un large soutien, bien au-delà du monde agricole, et espérons être en mesure de mieux nous faire comprendre devant la cour d’assises d’appel. »
Mathilde Escamilla & Hippolyte Semin, l'Union