« Ce n’est pas une bagarre de rue, c’est une mise à mort »

Publié le 26 juin 2026
L'Union
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Chez les avocats de la partie civile, conviction est faite : les deux frères assis devant eux dans le box des accusés ont participé au lynchage de Kamel Agmous. « Ce que souhaite ma cliente, c’est une réponse ferme pour pouvoir se reconstruire et pour que ceux-là ne puissent plus nuire. », a plaidé l’avocate de l’ex-compagne, Me Caroline Danton-Omri, en désignant du doigt la fratrie.

Conseil de la famille Agmous, Maître Gérard Chemla trouve terrible que celle-ci soit « allée prier au début pour qu’il s’en sorte mais que maintenant », elle en vienne à regretter sa survie « car physiquement, physiologiquement, il est mort ».

L’avocat s’interroge également sur cette « nouvelle génération » qui ne connaît plus aucune limite dans la violence. « Nous n’étions pas dans une bagarre de rue. Nous étions dans une mise à mort sans échappatoire pour la victime. Il n’y a aucune empathie. À ce moment-là, l’autre n’existe plus. C’est une chose dont on nie l’humanité, qu’on peut écraser et qui doit disparaître. »

 

Gérard CHEMLA, avocat rémois réputé en matière pénale des victimes
Gérard CHEMLA
Avocat associé