Un jeune aubois condamné à 15 ans de réclusion pour viols sur des collégiennes

Publié le 05 décembre 2025
L'Est éclair
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La cour d’assises des mineurs a condamné un Aubois à 15 ans de réclusion criminelle, dont dix ans de sûreté (*), jeudi 4 décembre. Une peine de prison ferme assortie d’un suivi socio-judiciaire d’une durée de huit ans avec injonction de soins. 

Huit victimes 
Au terme d’un procès de quatre jours tenu à huis clos, le jeune homme a été reconnu coupable de quatre viols et quatre agressions sexuelles sur des adolescentes. Des crimes et délits commis, pour une partie d’entre eux, alors que l’accusé n’avait pas encore 18 ans, d’où sa comparution devant la cour d’assises des mineurs de l’Aube (l’excuse de minorité n’a pas été prise en compte).

Déjà placé en détention provisoire depuis deux ans et demi dans le cadre de l’instruction judiciaire, le jeune homme a accusé le coup à l’énoncé de sa peine de réclusion, conforme aux réquisitions de l’avocat général.

Les crimes examinés par la cour se sont déroulés entre 2020 et 2023. Ils ont été commis sur huit victimes, dont la plupart étaient des collégiennes mineures (une victime était majeure) que l’accusé abordait sous différents prétextes aux abords de leur établissement scolaire. Au cours de l’audience, le jeune homme a reconnu les viols mais nié les agressions sexuelles.

« Dangerosité criminologique »
La présidente de la cour a motivé la décision en estimant que l’accusé, dont « la dangerosité criminologique » a été soulignée par un expert psychiatre, avait affiché « une réflexion trop peu aboutie sur les faits et leur réitération ».

Elle a indiqué que le jeune homme avait ciblé « des mineures vulnérables » et a pointé « la gravité des faits, leurs conséquences sur les victimes et leurs familles ».

Des parties civiles « dont la cour a entendu la souffrance » et à qui la présidente a souhaité « d’aller mieux », mettant en avant les qualités humaines de « jeunes filles et jeunes femmes pleines de ressources ».

Dix jours pour faire appel
L’accusé a également été condamné à une interdiction d’exercer une activité professionnelle en lien avec des mineurs durant dix ans. Son inscription au Fijais, le Fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles, a été actée. Il dispose de dix jours pour faire appel de sa condamnation.

(*) La sûreté est une période où aucun aménagement de peine, par exemple une libération conditionnelle ou un bracelet électronique, n’est possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

Anne-Sophie WAGNON HORIOT, avocate à Troyes
Anne-Sophie WAGNON HORIOT
Avocat associé