Un Sparnacien relaxé dans des affaires de vols dans l’Yonne et la Marne

Publié le 12 septembre 2026
L'Union
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Poursuivi pour vol avec effraction et recel de vol, un homme de 34 ans a été relaxé ce 9 septembre 2026 par le tribunal correctionnel de Châlons, faute de preuve.

De l’aveu même de la représentante du ministère public, le dossier est bien mince. « Je fais avec ce que j’ai et ce que je n’ai pas. Et là, en l’occurrence, je n’ai pas grand-chose », déclare la magistrate. Ce 9 septembre 2026, un Sparnacien de 34 ans comparait devant le tribunal correctionnel de Châlons pour vol par effraction, dans la nuit du 17 au 18 mars 2026, dans un silo sur la commune de Champlost, mais également pour recel de bien provenant d’un autre vol, le 21 mai à Épernay. Des faits que le prévenu conteste formellement.

Pour la première infraction reprochée, qui s’inscrit dans une série de cambriolages survenue dans l’Yonne en début d’année, le seul élément qui figure au dossier est le bornage du véhicule du trentenaire à 20 kilomètres des lieux du vol. « L’exploitation des caméras au niveau du péage ne permet pas d’identifier Monsieur. Les éléments en notre possession ne permettent pas de lui imputer la responsabilité du cambriolage », développe la substitut du procureur de la République. « Monsieur a indiqué qu’il se trouvait là avec un ami qui n’a même pas été interrogé. C’est léger. Rien ne permet de démontrer qu’il a pu, d’une manière ou d’une autre, participer à ce cambriolage », abonde l’avocat de la défense, Maître Sébastien Busy.

Le véhicule était emprunté par plusieurs personnes

En ce qui concerne la seconde infraction, là encore les preuves matérielles sont inexistantes. Certes, le Renault Master qui a acheminé jusqu’au nouvel acheter la remorque Lider qui aurait été volée à Juvigny dans la nuit du 20 au 21 mai 2026 a bien quitté l’aire d’accueil des gens du voyage du camp de la Fertiline situé entre Épernay et Chouilly. Toutefois, impossible de déterminer qui était le conducteur de la camionnette. « À 17 h 41, on sait que c’est Monsieur qui la conduit mais entre-temps on ne sait pas. Le véhicule a été utilisé par plusieurs personnes et le client ne sait pas qui lui a vendu la remorque », reconnaît la représentante du ministère public, requérant de fait la relaxe pour l’ensemble des faits reprochés au prévenu.

Un avis auquel s’est rangé le tribunal qui a logiquement relaxé le trentenaire, « en l’absence totale d’éléments permettant de le rattacher à ces affaires ». Il a également ordonné la restitution du Renault Master, confisqué lors de la procédure, à son propriétaire initial, l’ex belle-mère du prévenu.

Par Marie Charrier, L'Union

Sébastien BUSY, avocat pénaliste à reims. Il intervient en droit pénal, crash aérien, permis de conduire
Sébastien BUSY
Avocat associé